Classes de neige : absence de quotient familial

By on novembre 7, 2013

Lors de l’évocation des  classes de neiges  en commission Éducation scolaire et Action éducative, le 15 octobre 2013, Mr Fontaine l’Inspecteur de l’éducation Nationale vous a interrogés sur la non existence d’un quotient familial pour la participation des foyers Soiséens aux séjours éducatifs financés par la ville que vous refusez de mettre en place.

Pourtant quand la CAF vous enjoint de l’appliquer pour pouvoir obtenir ses subventions, vous le faites, bien obligés. Mais à des taux si ridicules qu’il faut vraiment être indigent  pour y avoir droit.

En commission des Finances, j’ai de nouveau souligné ce point  noir dans la politique de votre groupe. D’après vous, peu de soiséens demandent cette aide et en sont toujours satisfaits. C’est, et ce sera toujours notre leitmotiv, un leurre.

Les gens ne vont pas demander cette aide car ils ont de la dignité. Ils ne tiennent pas à étaler leur vie privée devant un conseiller municipal aussi charitable soit-il mais dont ils perçoivent l’étude au cas par cas.

Ils préfèreraient un système qui leur ouvre des  droits et aussi des devoirs, dans une transparence équitable.

Une de mes amies m’a raconté qu’à son arrivée à Soisy, elle avait été accueillie par un de vos conseillers, présent dans la salle aujourd’hui, qui lui a immédiatement vanté  les mérites de Soisy en lui disant « Vous verrez, Soisy, c’est super, les riches ne payent pas pour les pauvres !!! ». Un  programme ambitieux …

Mais en calculant un peu, on s’aperçoit que c’est pire, à Soisy sous Montmorency, ce sont les pauvres qui payent pour les riches !

Le tarif des classes de neige est de 370€ pour tous. Un foyer soiséen qui représente la moyenne vit avec 3 500 € de revenus nets mensuels, 370 €, c’est un dixième de sa rentrée financière mensuelle.

Dans cette moyenne de Soiséens, il y a  ceux qui ont plus de revenus et ceux qui ont bien moins.

Pour ceux qui ont moins, une bonne majorité et ceux qui vivent avec peu (les familles monoparentales, les jeunes parents, les accidentés de la vie, les chômeurs) (presque 25% de nos concitoyens), c’est une autre affaire ! Pour un foyer qui vit avec 1500 € mensuels, aides comprises, 370 €, c’est un quart de son revenu !

Les pauvres payent plus du double que les  foyers moyens !!! Le reste à vivre des premiers est de 3 130 €. Le reste à vivre des seconds est de 1 130€. 2 000€ d’écart…

Comment pouvez-vous continuer à justifier une politique aussi inique et choquante alors que vous êtes élus de la république française, confortablement assis sous ses ors et sous sa devise « Liberté, égalité, fraternité » ?

La participation des familles est essentielle mais envoyer son enfant en classe de neige doit représenter le même effort pour tous.

Nous, Groupe des élus Soisy pour tous, désapprouvons totalement le système financier inéquitable que vous avez mis en place mais comme il vaut mieux votre charité que rien du tout quand il s’agit de nos classes de neige, nous voterons pour.

Question relative à la délibération n°6 du Conseil Municipal du jeudi 07 novembre 2013.

Réagissez à l'article

Un Commentaire

  1. Azzoug

    14 janvier 2014 at 1 h 21 min

    Seule avec deux enfants, j’en ai fait les frais de ce service politique.
    Mes difficultés financières dues à un licenciement économique m’ont contraintes de solliciter une aide du cas, bureau ouvert à l’entrée de la mairie.
    je ne vous dit pas de quelle manière l’on est considérée, sous estimée, et dévalorisée…
    Et pourtant j’ai toujours payer mes impôts et mes factures de crèche, centre de loisirs, cantine, garderie sans rechigner tant que je recevais un salaire confortable. Malheureusement une recherche d’emploi cadre infructueuse dans mon domaine de l’immobilier directement touche par la crise.
    La plupart des villes du val d’Oise ont opté pour un système de calcul au quotient, pourquoi pas Soisy ?. Les pauvres paient pour les riches. Entièrement d’accord..

Laisser un commentaire